
Selon le ministre de la Famille Mathieu Lacombe, 3500 places existantes en garderies non subventionnées seront converties en places à 8,35 $ par jour au cours des deux prochaines années.
Pour y parvenir, Québec compte procéder par un premier appel de projets pour la conversion de 1750 places en 2020-2021. Les propriétaires de garderie privée qui détiennent un permis depuis plus de cinq ans pourront déposer leur projet d’ici le 15 janvier.
Un deuxième appel de projets pour la conversion des 1750 places restantes suivra en 2021-2022.
La première vague de conversions se concentrera dans les régions de Québec, Montréal, l’Outaouais, Laval et la Montérégie. Les autres régions y auront droit au cours de la deuxième étape.
Il s’agit, selon le ministre Lacombe, d’une annonce importante non seulement pour le nombre de places subventionnées qui seront ajoutées au réseau québécois de garderies, mais aussi en matière d’équité, a-t-il souligné.
Les nouvelles places subventionnées seront disponibles dans 19 régions du Québec ciblées en fonction de leurs besoins, notamment des régions où le nombre de places subventionnées se situe sous la moyenne nationale de 76 %, a précisé Mathieu Lacombe.
Je me suis assuré que les territoires les plus défavorisés de Montréal dont on a parlé dans les dernières semaines - je pense à Saint-Laurent, Saint-Michel, Montréal-Nord par exemple - se retrouvent dans l’appel de projets qui est lancé aujourd’hui.
Cet effort de conversion, c’est du jamais-vu
depuis la création du réseau des Centres de la petite enfance (CPE) à la fin des années 1990, souligne par ailleurs Mathieu Lacombe.
Depuis ce temps, tous les précédents gouvernements ont refusé de faire de la conversion
, a-t-il ajouté.
La conversion de ces 3500 places a été bien accueillie par l’Association des garderies non subventionnées en installation (AGNSI).
Cette annonce est historique et on se doit de féliciter M. Lacombe de ce geste important
, déclare le président de l’AGNSI, David Haddaoui.
ans, le ministère de la Famille a systématiquement préconisé l’octroi de permis de garderies non subventionnées et la création de places dans ces services de manière à répondre à la croissance de la demande des familles sans devoir investir","text":"Depuis 20ans, le ministère de la Famille a systématiquement préconisé l’octroi de permis de garderies non subventionnées et la création de places dans ces services de manière à répondre à la croissance de la demande des familles sans devoir investir"}}" lang="fr">Depuis 20 ans, le ministère de la Famille a systématiquement préconisé l’octroi de permis de garderies non subventionnées et la création de places dans ces services de manière à répondre à la croissance de la demande des familles sans devoir investir
, rappelle M. Haddaoui.
Pour les garderies non subventionnées, les politiques de maternelle 4 ans et le rétablissement du tarif unique de 8,35 $ par jour en CPE par la CAQ constituaient une concurrence directe financée par l’État de surcroît.
Or, en convertissant ces milliers de places non subventionnées, Québec vient en quelque sorte rétablir un peu l’équilibre.
000 autres places soient aussi à terme converties","text":"L’annonce d’aujourd’hui représente un timide point de départ. Ce dont le secteur de la petite enfance a besoin est d’une vision, d’un plan à long terme et d’un engagement à plus grande échelle pour que les plus de 65000 autres places soient aussi à terme converties"}}" lang="fr">L’annonce d’aujourd’hui représente un timide point de départ. Ce dont le secteur de la petite enfance a besoin est d’une vision, d’un plan à long terme et d’un engagement à plus grande échelle pour que les plus de 65 000 autres places soient aussi à terme converties
, plaide le président de l’AGNSI.
Environ 70 000 enfants du Québec fréquentent 1350 garderies privées dans la province.
L’enthousiasme était moins palpable à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et à la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) qui auraient préféré que Québec rapatrie ces places dans le réseau public des CPE, plutôt que de subventionner des entreprises privées.
Selon les syndicats, miser sur le réseau des CPE aurait permis d’améliorer les conditions des travailleuses en garderie au lieu de gonfler les profits des propriétaires d’établissements privés.
Une garderie privée, qu’elle soit subventionnée ou non, reste une garderie privée où les profits vont dans les poches des actionnaires plutôt que d’être réinvestis
, rappelle la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.
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